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Solins et abergements

Solins et abergements de cheminée à Forcalquier

Reprise et étanchéité des solins et abergements autour des souches de cheminée sur les toitures de Forcalquier.

Étanchéité autour des souches de cheminée

Solins et abergements, la protection discrète de la cheminée

Le solin cheminée Forcalquier désigne l’ouvrage d’étanchéité qui assure la jonction entre une souche de cheminée et la couverture en tuile canal qui l’entoure. Sur les toitures anciennes du pays de Forcalquier, ce point de jonction est scellé traditionnellement au mortier de chaux, tandis que l’abergement métallique vient compléter l’étanchéité sur les faces les plus exposées à la pluie battante.

C’est un ouvrage discret, souvent invisible depuis la rue, mais qui concentre une part importante des infiltrations constatées sur les toitures anciennes de la région. Une fissure de quelques millimètres dans un solin suffit à laisser passer l’eau pendant des mois avant qu’elle ne se manifeste par une tache d’humidité en plafond, loin du point d’entrée réel.

Les mouvements naturels du bâti, le tassement léger d’une souche de cheminée et les cycles de gel et de dégel de l’hiver forcalquiérien fragilisent progressivement le mortier de chaux et les raccords métalliques, même sur un ouvrage initialement bien réalisé. Une inspection régulière reste la meilleure façon de repérer ces microfissures avant qu’elles ne s’aggravent.

Cette page détaille notre approche des solins et abergements de cheminée. Pour l’ensemble des ouvrages de zinguerie, voir la page zinguerie ; pour une fuite déjà visible en intérieur, notre page réparation de gouttières présente aussi notre méthode de diagnostic.

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Deux techniques complémentaires autour d’une souche

Mortier de chaux et zinguerie

Deux techniques complémentaires autour d’une souche

Le solin scellé au mortier de chaux reste la technique traditionnelle sur les souches de cheminée en pierre ou en brique des maisons de village autour de la citadelle et de la cathédrale Notre-Dame-du-Bourguet. La chaux, souple et respirante, s’adapte mieux aux mouvements du bâti ancien qu’un mortier de ciment trop rigide.

L’abergement en zinc ou en plomb vient renforcer cette étanchéité sur la face exposée au vent dominant, en particulier face au mistral qui peut pousser la pluie horizontalement contre la souche lors des épisodes les plus forts.

Sur une cheminée récente ou une souche en béton, l’abergement métallique peut être privilégié seul, sans scellement au mortier, selon la configuration et la nature exacte du support.

Déroulé du chantier

Comment nous intervenons sur un solin ou un abergement

La proximité immédiate avec la souche de cheminée impose une méthode précise, du diagnostic jusqu’au contrôle final.

  1. 01

    Inspection rapprochée

    Examen direct depuis la toiture de l’état du mortier, de la souche et de l’abergement métallique existant, avec repérage des fissures même fines.

  2. 02

    Recherche de l’origine

    Vérification que l’humidité constatée en intérieur provient bien de ce point précis et non d’un autre désordre voisin sur la couverture ou la zinguerie.

  3. 03

    Choix de la technique

    Décision entre reprise du mortier de chaux, remplacement de l’abergement métallique ou association des deux selon l’état constaté.

  4. 04

    Dépose des éléments dégradés

    Retrait du mortier fissuré ou de l’abergement corrodé, en préservant les tuiles environnantes et la souche elle-même.

  5. 05

    Reprise de l’étanchéité

    Scellement au mortier de chaux et pose de l’abergement adapté à la forme exacte de la souche, avec recouvrement suffisant sur les tuiles voisines.

  6. 06

    Contrôle sous eau

    Test à l’eau localisé autour de la souche pour vérifier l’absence de toute infiltration avant de considérer l’intervention terminée.

Faîtage et souches, des ouvrages liés

Points de vigilance

Faîtage et souches, des ouvrages liés

Le faîtage, lui aussi scellé au mortier de chaux sur les toitures traditionnelles, subit des contraintes proches de celles d’un solin de cheminée : mêmes cycles de gel et de dégel, même exposition directe au soleil et au vent, même risque de fissuration progressive avec l’âge du bâtiment.

Quand une souche de cheminée se situe près du faîtage, ces deux ouvrages s’inspectent souvent ensemble, car un désordre sur l’un peut aggraver la fragilité de l’autre en concentrant davantage d’eau au même endroit.

Nous vérifions systématiquement cette zone de jonction lors de nos visites, même quand la demande initiale ne portait que sur la cheminée elle-même.

Bon à savoir

Pourquoi ces fuites sont difficiles à repérer sans inspection

Une infiltration au niveau d’un solin de cheminée ne provoque pas toujours de trace visible immédiate. L’eau peut suivre un chevron ou une panne sur plusieurs dizaines de centimètres avant de ressortir en tache sur un plafond, souvent bien après la première infiltration réelle.

Cette distance entre le point d’entrée et le point de manifestation visible explique pourquoi un propriétaire associe rarement, au premier abord, une tache de plafond à la cheminée plutôt qu’à une fuite de couverture classique.

Une inspection directe depuis la toiture, plutôt qu’une simple observation depuis les combles, reste la seule manière fiable de confirmer l’origine exacte du désordre autour d’une souche de cheminée.

Nos engagements

Ce que nous vérifions autour d’une souche de cheminée

  • État du mortier de chaux sur tout le pourtour
  • Présence de fissures même fines
  • État et fixation de l’abergement métallique
  • Recouvrement suffisant sur les tuiles voisines
  • Absence d’humidité visible dans les combles proches
  • État général de la souche elle-même
Une intervention discrète en centre ancien

Secteur protégé

Une intervention discrète en centre ancien

Autour de la citadelle et du couvent des Cordeliers, les interventions sur une souche de cheminée visible depuis l’espace public peuvent relever de l’avis de l’architecte des Bâtiments de France, notamment si l’aspect extérieur de la souche est modifié.

Nous privilégions dans ce cas une reprise à l’identique, au mortier de chaux et avec des finitions cohérentes avec l’existant, afin de préserver l’aspect d’origine du bâtiment tout en rétablissant une étanchéité durable.

Un ouvrage invisible mais déterminant pour la toiture

Le solin et l’abergement de cheminée ne représentent qu’une petite surface de la toiture, mais leur défaillance génère une part disproportionnée des infiltrations rencontrées en intérieur. Une inspection régulière, même en l’absence de signe visible, permet d’anticiper ces désordres.

Nous recommandons d’intégrer ce contrôle à votre visite d’entretien annuelle, aux côtés de l’examen des gouttières et des autres ouvrages de zinguerie de votre toiture.

Devis gratuit

Un petit ouvrage, un grand impact

Un solin fissuré de quelques millimètres peut provoquer plus de dégâts qu’une gouttière défaillante, simplement parce que l’eau s’infiltre directement dans la charpente et le plafond sans passer par un système visible d’évacuation.

Questions fréquentes sur les solins et abergements de cheminée à Forcalquier

Comment savoir si une tache de plafond vient de la cheminée ?

Une tache située près d’un conduit de cheminée, qui apparaît ou s’accentue après une pluie battante poussée par le mistral, oriente fortement vers un désordre au niveau du solin ou de l’abergement. Une inspection depuis la toiture, plutôt qu’un simple examen des combles, permet de confirmer cette origine avec certitude.

Le mortier de chaux autour d’une cheminée doit-il être refait régulièrement ?

Le mortier de chaux vieillit bien mais n’est pas éternel : les cycles de gel et de dégel, l’exposition directe au soleil et les mouvements légers de la souche finissent par créer des microfissures après plusieurs années. Une inspection tous les un à deux ans permet de repérer et de reprendre ces fissures avant qu’elles ne provoquent une infiltration.

Un abergement en zinc peut-il remplacer complètement un solin en mortier ?

Sur certaines configurations, oui, en particulier sur une souche en béton ou très exposée au vent dominant. Sur une souche en pierre traditionnelle des maisons de village, l’association du mortier de chaux et de l’abergement métallique reste souvent la solution la plus adaptée et la plus cohérente avec l’aspect d’origine du bâtiment.

Faut-il intervenir sur le faîtage en même temps que sur la cheminée ?

Ce n’est pas systématique, mais quand la souche se situe près du faîtage, une inspection conjointe permet d’éviter un second déplacement si un désordre similaire touche les deux ouvrages, qui subissent des contraintes climatiques très proches.

Une fissure fine autour d’une cheminée est-elle urgente à traiter ?

Même fine, une fissure dans un solin laisse passer l’eau dès la prochaine pluie soutenue. Elle ne provoque pas toujours de désordre visible immédiat, mais l’humidité s’accumule progressivement dans la charpente environnante, ce qui rend une intervention rapide préférable dès qu’elle est repérée.

Ce type d’intervention nécessite-t-il un échafaudage ?

Cela dépend de la hauteur et de l’accessibilité de la souche de cheminée. Sur une toiture basse et facilement accessible, une échelle et un dispositif de sécurité adapté suffisent souvent. Sur une façade haute du centre ancien, un échafaudage ou une nacelle peuvent être nécessaires pour intervenir en sécurité.